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Nadia Experiencing

Pourquoi je tombe toujours

malade pendant les vacances ?

(ou dès que j’arrête de travailler)

femme dans un hall d'ôtel se mouche et se demande -pourquoi je suis toujours malade en vacances

Vous attendez vos vacances avec impatience… et hop, le premier jour (ou même le week-end), c’est le rhume, la migraine ou le lumbago. 

Prenez Karin, cadre dans une boîte de conseil. Chaque année, c’est la même chose : le premier jour de ses congés, elle attrape un rhume. Pas un gros, non, juste assez pour gâcher ses premiers jours de détente. Elle s’interroge : “ Mais pourquoi je tombe toujours malade pendant mes vacances ?!” … Ou Yves, manager dans une start-up, dont le dos se bloque trop souvent les samedis matins, comme si son corps lui disait : « Tu as enfin le temps de souffrir. ».
Le pire ? Ils s’y attendent presque, maintenant. Comme s’ils avaient intégré que le repos, ça se paie en maladies et douleurs.

Coïncidence ? Non. Votre corps vous envoie un message. Et il est temps de l’écouter.
Dans cet article, je vous explique pourquoi votre corps réagit ainsi… et comment éviter ce scénario à l’avenir. 

Pourquoi est-ce que je tombe malade à chaque fois pendant mes congés ?

Que ce soit dès le 1er jour, à l’arrivée, ou après quelques jours, le phénomène est le même : votre système nerveux, habitué à fonctionner en mode « survie », ne sait plus faire autre chose que « tenir ». Quand vous lâchez enfin prise (de préférence en vacances ou en long weekend), c’est la porte ouverte à toutes sortes de maux : migraine, douleurs, rhume, troubles digestifs,  etc..

Pourquoi ça m’arrive à ce moment-là : lorsque je peux enfin me reposer ?

Tout dépend de votre profil :

  • Dès le 1er jour → Si votre système nerveux est déjà à saturation (semaine extrêmement stressante, peu de sommeil), le corps lâche immédiatement (ex : rhume dans le train).
  • À l’arrivée sur le lieu de vacances → Si vous avez tenu pendant le voyage (stress des bagages, transports, organisation…), votre corps attend d’être « en sécurité » pour craquer (ex : migraine le soir de l’arrivée).
  • Après 2-3 jours → Si vous mettez du temps à déconnecter (vous vérifiez encore vos mails pro), le corps attend que vous lâchiez vraiment prise pour évacuer tout.

Exemple : Odile (hyper-stressée) attrape un rhume dans l’avion. Jean (qui gère tout jusqu’au bout) a un lumbago le 3ème jour, quand il ose enfin ne rien faire.

homme pose sa valise dans chambre d'ôtel et a un lumbago, comme chaque début de vancances, il tombe malade et se demande pourquoi

Et la culpabilité s’invite… même en vacances !

Vous avez prévu un planning de visites bien rempli, ou de prendre du temps avec vos proches, de lézarder enfin sur un transat en buvant un cocktail, des sorties culturelles passionnantes … et votre corps vient tout gâcher en tombant malade. Vous vous retrouvez à vous isoler dans votre chambre, à marcher comme une personne âgée ou à vous moucher sans arrêt.

Vous vous dites “C’est certain : c’est de ma faute : je n’ai pas su anticiper, j’aurais dû … “. 
Vous culpabilisez de tomber systématiquement malade lorsque vous devriez savourer vos congés et vos loisirs.D’où cette culpabilité tenace, même quand votre corps réclame du repos.

La solution ? Comprendre la différence entre repos et inaction

Reconnaître ces schémas n’est pas toujours évident. Ces mécanismes sont souvent invisibles… jusqu’à ce qu’on apprenne à les repérer.

Inaction

Repos

Dire « oui » à une activité, une sortie, alors qu’on est épuisé·e.

Dire « non » pour préserver son énergie, sans culpabilité.

Se sentir responsable du bien-être des autres (ex : son/sa conjoint·e s’ennuie = on culpabilise).

Accepter que chacun gère ses propres émotions.

Organiser tout pour les autres… mais s’oublier soi-même.

Prendre du temps pour soi avant de s’occuper des autres.

Ne rien faire physiquement… mais sans vraiment lâcher prise (le corps reste tendu, l’esprit en alerte).

Créer des moments où le corps sent qu’il a le droit de se poser, qu’il est en totale sécurité.

Le vrai problème : quand votre corps ne croit pas au repos

Votre corps associe « s’arrêter » à une sorte de danger.
Pourquoi ? Parce que, à un moment de votre histoire, vous avez appris que « Pour mériter de l’amour, il faut être utile, ou être à la hauteur, être performant,
Alors dès que vous ralentissez, c’est comme si une alarme intérieure (inconsciente) se déclenchait :

  • « Si je ne fais rien, je ne vaux rien. »
  • Votre système nerveux réagit comme face à une menace : cœur qui s’accélère, épaules qui se crispent, pensées qui tournent en boucle. Il vous arrive d’avoir des crises de panique ou d’angoisses sans raison apparente.
  • Vous avez peut-être remarqué que même en vacances, vous cherchez des tâches à accomplir… comme si votre valeur dépendait de votre productivité.

Alors, comment désactiver cette alarme ?

Et si le problème, c’était mon rapport au repos ?

Les vacances ne devraient pas être une épreuve. Si votre corps craque à chaque fois, si vous tombez malade dès que vous ralentissez, c’est peut-être le signe qu’il est temps de changer votre rapport au repos… avant même de partir.
Et si vous pensez que c’est normal, que c’est « comme ça », sachez que non. 

Votre corps mérite mieux que de devoir s’effondrer pour que vous preniez enfin soin de lui.

La bonne nouvelle ? On peut réapprendre à se reposer, sans attendre les vacances.
Votre corps mérite d’être écouté.
Et si on écoutait ensemble ce qu’il a à vous dire ?


FAQ : Pourquoi tombe-t-on malade en vacances ? Réponses aux questions fréquentes

Pourquoi ça m’arrive TOUJOURS, même quand je me repose ?

Parce que votre système nerveux associe le repos à un danger . Dans votre histoire, s’arrêter a souvent signifié « perdre le contrôle » ou * »ne plus mériter d’attention ». Il faut lui montrer, petit à petit, que lâcher prise ≠ danger.
Votre corps a besoin de sécurité, pas juste de pauses. Votre système nerveux vous demande de réapprendre que le repos est sûr.

Parce que votre système nerveux, habitué à l’hypervigilance, panique dans le vide. Sans tâches à accomplir, il cherche des problèmes à résoudre pour se sentir utile : c’est une ancienne stratégie de survie qui n’a plus lieu d’être.

C’est quand votre corps, enfin en sécurité, lâche prise et révèle la fatigue accumulée. Votre système nerveux, habitué à la tension, ne sait plus gérer ce changement brutal.

Parce que vous n’avez pas vraiment déconnecté : votre système nerveux est resté en mode « survie ». Vous avez changé de rythme, mais pas de mode mental : votre corps est toujours en alerte, comme s’il devait être prêt à réagir en permanence. Alors quand il a l’espace pour “craquer” , le corps lâche tout, vous “décompressez” , et vous tombez malade pendant vos vacances, dès les premiers jours !

À propos de Nadia Hachemi

Thérapeute spécialisée dans le traitement du traumatisme développemental et la régulation du système nerveux,
Nadia Hachemi s’est formée pendant plus de 10 ans aux principales approches du traumatisme, dont la Somatic Experiencing® (Peter Levine) et le NARM® (Laurence Heller), ainsi qu’à la théorie polyvagale, l’IFS, la systémie et l’accompagnement des addictions.

Elle consulte en cabinet à Les Essarts-le-Roi (Yvelines) et en ligne.

Nadia Hachemi PRO-13

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