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Nadia Experiencing

Pourquoi vous doutez,

alors que vous avez tout pour réussir ?

Le mode Connexion en NARM® : l’intellectuel qui doute et s'isole

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Imaginez : Vous êtes en réunion. Vous avez une idée qui pourrait réellement changer la donne. Votre bouche s’ouvre…Et soudain, une voix intérieure murmure :
« Et si je me trompais ? Et si on me trouvait trop… ? Est-ce que c’est à moi de le dire ?  Et si ça cassait quelque chose avec mes collègues ? Et si tel collègue me met la honte ?  »
Résultat : Vous fermez votre clapet. Encore une fois.

C’est la même chose à chaque fois.
Dès qu’il s’agit de sortir de votre discrétion habituelle… quelque chose vous retient. Vous bloquez, vous doutez, vous vous isolez.
Vous ne comprenez pas. Vous avez les compétences, l’expérience, l’envie d’avancer.
Pourtant, ce blocage est là.

Et si ce n’était pas un manque de confiance, une peur de réussir, ou une introversion… mais autre chose ? C’est ce que je vous propose d’explorer dans cet article.

Le faux problème : « Quelque chose ne va pas chez moi »

Quand le blocage survient au moment de prendre sa place, les explications fusent. On se remet en question :
« Je ne suis pas à la hauteur. » « Je devrais être plus discipliné(e). » « Je manque de courage. »

Alors on tente de corriger ce qui semble être un défaut : on se met à travailler sa confiance, sortir de sa zone de confort, ou à devenir plus performant. On s’isole aussi.

Mais le problème persiste.
En NARM®, on envisage les choses autrement : ce n’est pas exactement un manque de confiance ou une incapacité, mais une “stratégie adaptative de survie” mise en place très tôt. Une ancienne partie de vous active une alarme psychobiologique dès qu’il s’agit de vous exprimer, de vous faire remarquer, bref… d’exister.

Le paradoxe : être érudit… mais ne pas oser le montrer

La connexion : c’est leur plus grand désir… mais aussi leur plus grande crainte !
Ces personnes ont un besoin profond de lien… mais s’affirmer, c’est risquer de déplaire. 

Cette peur se manifeste par un doute permanent : « Suis-je à la hauteur ? Mes idées sont-elles valables ? ».
Voici une histoire typique qui illustre ce paradoxe :

que se passera t'il si je réussis ?

Un exemple frappant : la peur de réussir ?

Une chercheuse avait fait une découverte majeure, prête à être publiée. Pourtant, son article resta inachevé pendant un an.

Procrastination ? Peur de l’échec ? Non. Le vrai blocage était ailleurs : « Et si le problème n’était pas d’échouer… mais d’être vue ? » Et si sa réussite attisait la jalousie ? Si cela brisait l’harmonie avec ses collègues ?

Publier, c’était oser s’affirmer et se rendre visible. Et cette peur se manifestait aussi au quotidien :

  • Poser une question en réunion.
  • Donner son avis.
  • Prendre la parole….

La goutte d’eau : un collègue, à qui elle en avait parlé en confiance, avait commencé à s’approprier ses idées…

Pour ces personnes, la question n’est pas « Suis-je assez compétente ? », mais plutôt : « Que va-t-il se passer si je réussis ? ». Car réussir, c’est être exposé… et craindre de ne plus être accepté(e) par ses pairs.

La règle inconsciente : « Pour être aimé(e), il faut se faire petit »

Dans le mode Connexion, une croyance profonde (et inconsciente) s’est installée :
« Pour être aimé(e), je ne dois pas prendre de place. » « Si j’existe trop, si je m’affirme, je vais créer des tensions. »

Alors, les personnes identifiées dans le mode “connexion” :

    • Perdent des opportunités (promotions, projets) parce qu’elles ne se mettent pas en avant.
    • Laissent les autres briller à leur place… et le regrettent amèrement.
    • Minimisent leurs réussites… au point de passer inaperçues.
    • Évitent les réunions importantes… et ratent des opportunités clés. 
    • Préfèrent rester dans l’ombre… mais souffrent de ne pas être reconnues.
    • S’isolent : évitent les afterworks, mangent seules à midi… et se sentent exclues.

 

Résultat :

Elles s’accusent : « Je manque de courage ou de confiance. ». Elles ont honte.
… Cette honte les pousse à se faire tout petits, comme dans un trou de souris.
Pourtant, leur vrai problème n’est pas la confiance… mais cette peur de prendre leur place.

Trois signes qui ne trompent pas

◆ Le marqueur linguistique du « je pense »
On vous demande : « Comment vous sentez-vous ? » → Vous répondez : « Je pense que je vais bien. » Votre tête a pris le relais. Votre corps, lui, est en retrait.

L’effet « mur de verre »
Vous êtes présent(e) en réunion, vous souriez, vous répondez… mais à l’intérieur, vous observez la scène comme un spectateur. Comme si une vitre vous séparait des autres.

La fatigue invisible… jusqu’au crash
Vous ne sentez aucune alerte… jusqu’à ce que votre corps lâche tout (burnout, maladie, blocage physique).
Pourquoi ? Votre disjoncteur sensoriel est si efficace qu’il masque les signaux… jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

D’où vient cette stratégie de protection ?

En NARM®, le mode Connexion est associé aux premières expériences de lien (de la période prénatale aux premiers mois de vie), où le besoin fondamental du bébé est de se sentir accueilli et reconnu dans son existence

D’après le Dr Laurence Heller, cette stratégie se met en place lorsque le bébé a vécu l’un (ou plusieurs) de ces soucis :

  • Non désiré ou abandonné (par le père, la mère, ou les deux).
  • Prématurité (avec passage en couveuse, séparé de sa mère).
  • Manque de connexion maternelle précoce (la mère n’a pas pu se connecter à lui : dépression, etc..).

 

Pour préserver le lien vital avec ses figures d’attachement, il a progressivement renoncé à exister pleinement et appris à se déconnecter de ses sensations et émotions : « Si je prends de la place, on ne m’aimera pas. ». Ce mécanisme, appelé dissociation, permet au bébé de se protéger en se coupant de son ressenti. 

Ces stratégies ne sont pas des défauts. Elles ont été utiles pour s’adapter (survivre) à un environnement relationnel difficile. Mais aujourd’hui, elles vous limitent.

Retrouver le droit d’exister sans perdre le lien

Le “mode Connexion” se caractérise par une déconnexion de soi, pour préserver le lien.
Son défi ? S’autoriser à exister sans craindre que cela ne brise ses relations.

Le travail en NARM® ne consiste pas à supprimer ces protections, ni à vous forcer à « devenir visible ».
Il s’agit de :
✅ Expérimenter une relation (d’abord avec le thérapeute) où vous n’aurez pas besoin de vous déconnecter pour vous sentir en sécurité.
✅ Avancer pas à pas, à votre rythme, pour réapprivoiser vos émotions et sensations (que votre système a apprises à ignorer).
✅ Tester, en session, ce que ça fait de prendre de la place… sans que le lien ne se brise.
✅ Découvrir que l’équation « exister = perdre l’amour » n’est plus valable aujourd’hui.

C’est un travail long et doux. Il ne s’agit pas de tout régler d’un coup, mais de reconstruire, petit à petit, la confiance en votre droit d’exister.

Et si on en parlait ? 


FAQ : Le mode Connexion en NARM®

Peur de réussir et de prendre sa place, doute, isolement social

Qu’est-ce que le mode “Connexion” dans la thérapie NARM® ?

Le mode adaptatif Connexion fait partie des cinq modes décrits dans l’approche NARM® (NeuroAffective Relational Model), développée notamment par le Dr Laurence Heller.

Cette approche s’appuie sur les connaissances issues du développement précoce et des théories de l’attachement pour explorer la manière dont certaines stratégies de protection peuvent se mettre en place dans la relation à soi et aux autres, et retrouver davantage de choix dans sa manière d’être en relation, de répondre à ses besoins et de prendre sa place.
Le mode connexion explique pourquoi on peut avoir envie d’exister tout en ayant peur de s’affirmer, d’être remarqué, par crainte d’altérer le lien avec les autres. 

Les profils correspondants à ce mode ont en commun : le fait de se s’isoler, d’avoir des difficultés à construire des relations durables (couple, amitiés, etc..) , d’être érudit mais de douter en permanence de tout, d’être coupés de leurs émotions et déconnectés de leur corps et de leurs besoins, de souvent préférer la compagnie des animaux à celle des humains.

Il existe 2 sous types : l’intellectuel (celui dont on parle dans cet article), et le sous type spirituel.

Outre le mode Connexion, voici les 4 autres modes et leurs conséquences chez l’adulte :

  • Accordage (Syntonie) : Le people-pleaser sacrificiel → Radar émotionnel braqué sur les besoins des autres, incapable d’identifier les siens.
  • Confiance : L’hyper-responsable → Incapable de déléguer, contrôle absolu, demander de l’aide = humiliation.
  • Autonomie : La plaque tournante → Fait tout seul, dit oui quand le corps crie non. Autoroute vers le burnout.
  • Amour & Sexualité : Le perfectionniste de l’image → Estime de soi indexée sur les KPI, incapacité à relâcher l’exigence.

 

NB : Il est fréquent de se reconnaître dans plusieurs modes, à des degrés différents.

C’est paradoxal, mais c’est justement leur intelligence qui les pousse à douter. En mode Connexion, les personnes très intelligentes utilisent leur intellect comme stratégie de protection : elles se réfugient dans la pensée, la performance, l’expertise, voire la spiritualité, dans l’unique but d’éviter de ressentir leurs émotions, ou par peur de l’existence ou peur du lien à l’autre.

Résultat : elles analysent tout, y compris leurs propres capacités, et finissent par remettre en question leur légitimité.
La bonne nouvelle : Ce doute permanent n’est pas un manque de compétence, mais un mécanisme de survie devenu obsolète. Le travail en NARM® permet de réconcilier intelligence et droit d’exister.

Cette peur est typique du mode Connexion en NARM®. Elle vient d’une croyance inconsciente : « Si je prends de la place, on ne m’aimera pas » (ou « je vais briser le lien »). Cette stratégie s’est mise en place de prénatal à 6 mois si, bébé, vous avez vécu un manque de connexion maternelle (non désiré, prématurité, etc.).

Au travail, cela se traduit par :

  • Procrastination sur des projets importants.
  • Minimisation de vos réussites.
  • Évitement des réunions ou des prises de parole.

La bonne nouvelle : Ce mécanisme n’est plus adapté aujourd’hui. Le travail en NARM® permet de réapprivoiser votre droit d’exister sans craindre de perdre le lien.

Oui. Certaines approches travaillent principalement sur la compréhension. Si les émotions et le corps ne sont pas impliqués dans le travail, les changements peuvent rester en surface.
L’avantage des approches psychocorporelles, comme le NARM, c’est qu’il n’est pas nécessaire de reparler de ses traumatismes ou de son enfance pendant des heures. On ne travaille pas uniquement avec la parole.

À propos de Nadia Hachemi

Thérapeute spécialisée dans le traitement du traumatisme développemental et la régulation du système nerveux,
Nadia Hachemi s’est formée pendant plus de 10 ans aux principales approches du traumatisme, dont la Somatic Experiencing® (Peter Levine) et le NARM® (Laurence Heller), ainsi qu’à la théorie polyvagale, l’IFS, la systémie et l’accompagnement des addictions.

Elle consulte en cabinet à Les Essarts-le-Roi (Yvelines) et en ligne.

Nadia Hachemi PRO-13

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